Le niveau des provisions devrait rester élevé dans la banque de financement. L'activité du groupe bénéficie de ses récentes acquisitions
Le groupe CM5- CIC – qui rassemble cinq fédérations du Crédit Mutuel et le Crédit Industriel et Commercial ( CIC) – n’a pas raté le rebond des marchés financiers en 2009. C’est le moins que l’on puisse dire, tant ses activités de financement et de marché (dont le CIC représente 80% des résultats) ont vécu un redressement spectaculaire: son produit net bancaire (PNB) est passé de 26 millions à plus de 1,5 milliard d’euros en l’espace d’un an.
Si la banque de financement a vu son PNB progresser de 37% à 461 millions d’euros, la banque de marché est, logiquement, le plus gros contributeur à cette hausse. Ses revenus, négatifs en 2008 de 310 millions, ont atteint près de 1,1 milliard en 2009. L’exercice précédent avait notamment pâti de la forte exposition de CM5- CIC aux actifs de Lehman Brothers, qui avait coûté environ 500 millions d'euros et pesé sur les provisions dans les activités de marché. Celles-ci ont en effet été plus que divisées par deux (221 millions, contre 465 millions en 2008), ce qui permet notamment au pôle d’afficher un résultat avant impôt de 657 millions, contre une perte de près d’un milliard un an plus tôt.
En revanche, la banque de financement, contrairement aux marchés financiers, a souffert de la crise économique qui pèse sur les entreprises. Or, «nous travaillons avec plus de 34% des PME françaises», rappelle Michel Lucas, directeur général de CM5- CIC. Le coût du risque a été multiplié par 2,5, à 158 millions d’euros. A l’échelle du groupe, il bondit de 87% à près de deux milliards. «La croissance du PNB ne couvre pas celle du coût du risque. Je vois mal comment il peut baisser. Il reste de nombreuses inconnues: la Grèce, la croissance, le chômage…», énumère l’homme fort du Crédit Mutuel.
Les activités de banque de détail subissent également une forte hausse des provisions: +42% à périmètre constant, à 598 millions, alors que le PNB ne progresse (toujours pro forma) «que» de 8,3%.
Cela dit, CM5- CIC peut compter sur les acquisitions réalisées ces deux dernières années pour maintenir un fort niveau d’activité. Grâce notamment à l’intégration de Cofidis et de la filiale allemande de Citigroup (aujourd’hui Targo Bank), qui pèse 2,5 milliards de PNB, le groupe a vu ses revenus passer de 5,8 à plus de 10,2 milliards d’euros. La banque de détail est la plus impactée, son PNB atteignant 7,7 milliards
Si la banque de financement a vu son PNB progresser de 37% à 461 millions d’euros, la banque de marché est, logiquement, le plus gros contributeur à cette hausse. Ses revenus, négatifs en 2008 de 310 millions, ont atteint près de 1,1 milliard en 2009. L’exercice précédent avait notamment pâti de la forte exposition de CM5- CIC aux actifs de Lehman Brothers, qui avait coûté environ 500 millions d'euros et pesé sur les provisions dans les activités de marché. Celles-ci ont en effet été plus que divisées par deux (221 millions, contre 465 millions en 2008), ce qui permet notamment au pôle d’afficher un résultat avant impôt de 657 millions, contre une perte de près d’un milliard un an plus tôt.
En revanche, la banque de financement, contrairement aux marchés financiers, a souffert de la crise économique qui pèse sur les entreprises. Or, «nous travaillons avec plus de 34% des PME françaises», rappelle Michel Lucas, directeur général de CM5- CIC. Le coût du risque a été multiplié par 2,5, à 158 millions d’euros. A l’échelle du groupe, il bondit de 87% à près de deux milliards. «La croissance du PNB ne couvre pas celle du coût du risque. Je vois mal comment il peut baisser. Il reste de nombreuses inconnues: la Grèce, la croissance, le chômage…», énumère l’homme fort du Crédit Mutuel.
Les activités de banque de détail subissent également une forte hausse des provisions: +42% à périmètre constant, à 598 millions, alors que le PNB ne progresse (toujours pro forma) «que» de 8,3%.
Cela dit, CM5- CIC peut compter sur les acquisitions réalisées ces deux dernières années pour maintenir un fort niveau d’activité. Grâce notamment à l’intégration de Cofidis et de la filiale allemande de Citigroup (aujourd’hui Targo Bank), qui pèse 2,5 milliards de PNB, le groupe a vu ses revenus passer de 5,8 à plus de 10,2 milliards d’euros. La banque de détail est la plus impactée, son PNB atteignant 7,7 milliards
Source L’Agefi (le 26 février)
La filiale du Crédit Mutuel a dégagé un résultat annuel en nette hausse à 801 millions d'euros grâce au retour dans le vert de ses activités de marché.
Le Crédit industriel et commercial (CIC) a réalisé un bénéfice net multiplié par plus de quatre en 2009. La filiale du Crédit mutuel a publié un résultat net part du groupe de 801 millions d'euros sur l'exercice 2009 contre un bénéfice de 170 millions d'euros un an auparavant.
Cette performance a été réalisée grâce à une nette amélioration de ses activités de marché et de banque de financement. Pour ces secteurs, le CIC affiche un résultat net de 715 millions d'euros contre une perte de 551 millions en 2008.
"Aucun dossier provisionné n'est supérieur à 20 millions d'euros", précise le CIC concernant ses activités de banque de financement. Ces dernières dont le coût du risque mesure les provisions passées pour pertes sur le crédit, ressort à 155 millions d'euros à fin décembre 2009 contre 63 millions un an plus tôt.
En revanche, dans la banque de détail, le résultat avant impôt du CIC a reculé de 7% l'an dernier, à 507 millions d'euros, "en raison de la montée des risques de crédits".
Source La Tribune (le 26 février)
Après l'acquisition de Citibank Allemagne et de Cofidis, la part des revenus issus de l'étranger passe de 5 % à 25 %. Par ailleurs, la banque de financement et d'investissement du CIC renoue avec les bénéfices.
Avec l'acquisition de Citibank Allemagne (rebaptisée Targobank) en 2008 et celle de Cofidis en France dans le crédit à la consommation en 2009, le Crédit Mutuel CM5-CIC, qui représente plus de 80 % du groupe Crédit Mutuel, a changé de dimension. Présentant hier ses résultats annuels, la Fédération située à Strasbourg (qui intègre le CIC ainsi que les fédérations Centre-Est Europe, Sud-Est, Ile-de-France, Savoie Mont-Blanc et Midi Atlantique) a enregistré un quasi-doublement de ses revenus par rapport à l'année précédente. Si 2008 avait été particulièrement marquée par la crise financière et des événements exceptionnels, tels que l'affaire Madoff ou la faillite de Lehman Brothers, elle correspond aussi pour la banque mutualiste au rachat de Citibank.
Une acquisition qui lui a permis d'accroître de plus de 1,6 milliard d'euros ses revenus en 2009, contribuant à un réel essor international. Pour preuve, limité à 5 % avant la crise, le produit net bancaire issu de l'étranger représente désormais un quart des revenus. Le prix - 4,9 milliards d'euros -avait été jugé à l'époque relativement élevé. Citigroup Allemagne avait en outre fait l'objet fin 2008 d'une inscription en survaleur dans les comptes de 2,8 milliards d'euros. Pourtant, aucune dépréciation n'a été appliquée en 2009. « Nos survaleurs ont été testées chaque trimestre par nos commissaires aux comptes et ces tests n'ont pas abouti à la conclusion qu'il fallait les déprécier » a simplement résumé Alain Fradin, directeur général de CM5-CIC. Petit bonus supplémentaire, Citibank a en outre apporté plus de dépôts que de crédits. Un élément important pour une banque dont la particularité est de compter un déficit entre les crédits et les dépôts plus important que les autres.
Année très riche en développements, 2009 a aussi été l'année de l'intégration, au 1 er janvier, de la Fédération Midi Atlantique (Toulouse), du rachat de Cofidis au 1 er mars (+ 7,8 milliards d'euros de crédits) et des agences de Banco Popular, devenues CIC Iberbanco. Un gain de pas moins de 412.098 nouveaux clients, hors Cofidis, ce dernier apportant plus de 3,4 millions de clients. Au total, la base de clientèle de CM5-CIC s'établit à 15,5 millions de clients.
Cette croissance ne s'est toutefois pas faite sans contrepartie. Dans une conjoncture dégradée, le coût du risque a flambé à 1,5 milliard d'euros, contre 421 millions l'an dernier. « Mais à périmètre constant, il aurait été de 598 millions fin 2009 », précise Alain Fradin. De quoi néanmoins masquer une forte croissance de plus de 8 % des revenus dans la banque de détail à périmètre constant (multiplié par 1,6 du fait des acquisitions), soit environ deux fois la croissance moyenne du marché français. « C'est essentiellement du fait de la baisse du coût de refinancement avec le resserrement des "spreads" de crédit », explique Alain Fradin.
Enfin, la banque cotée CIC, acquise il y a plus de onze ans, confirme son redressement avec un résultat net part du groupe de 801 millions d'euros contre 170 millions un an plus tôt. La banque de financement et d'investissement renoue avec les bénéfices avec un résultat avant impôt de 715 millions. En 2008, elle était en perte de 551 millions.
Source Les Echos (le 26 février)