SNB-CFE-CGC-COFIDIS

Mercredi 11 février 2009 à 21:06



Informations du Conseil d'administration du 11 Février 2009 à 18  heures .

Ce que j'ai appris :

- la mise en place d'un conseil de surveillance avec directoire au lieu d'un conseil d'administration
- le contrat de vente de COFIDIS devrait à prori se signer le 10 mars à Paris
- la désignation de François Migraine pour "gérer les affaires courantes" de COFIDIS en l'absence de Benoit Coqueval
- la holding créé se nommera CARMEN, cette société sera détenue majoritairement à 67 % par le Crédit Mutuel.

Il est à noter l'absence de Benoit Coqueval à cette réunion, qui était officiellement '' excusé".

Ce que je présume

Benoit Coqueval serait débarqué !! Il ne reste qu'à attendre l'information officielle !
Est-ce premier acte de l'arrivée du Crédit Mutuel comme actionnaire majoritaire dans COFIDIS ?

La prochaine réunion est fixée au 26 février à 9h, nous y découvrirons la composition du conseil de surveillance et peut être le nom de sonprésident ou de sa présidente.
La suite reste à vivre, je vous donne rendez-vous le 26 février .



Informations du Comité de Groupe 3 Suisses International du 11 février 2009 de 15 à 17 heures


Etant encore pour quelques semaine le secrétaire du comité de groupe 3SI, voici les informations obtenues :

L'objet de cette réunion était la communication des mesures décidées par la direction de 3SF de supprimer 674 postes de travail soit 20 % des effectifs de 3SF.  3SF connait un niveau de pertes de 28 Millions d'Euros pour l'année 2008.

 

Communication de Stéphane Champetier De Ribes, secrétaire général du groupe 3SI

 

Les pertes sont chroniques et récurrentes. Il faut prendre des mesures de relance de l’activité.

Nous changeons et mettons en œuvre les adaptations nécessaires

VAD se développe par la multiplication des sites internet, la concurrence s’est multiplié par 10

3S connait  à ce jour un trafic internet 40 % des commandes, il faut arriver au 2/3

Le site marchand est le 6éme site marchand internet en France.

Pour réaliser ce challenge, nous devons prendre des décisions nécessitant une réorganisation de l’entreprise

Réinventer le métier positionner 3S comme un modèle rentable de distribution multi canal centré sur internet, se concentrer sur l’univers de la mode de l’habillement, textile de la maison

La décision prise par  3S France est de mettre en place un centre de contacts multicanal centralisé à Corix . Cette ré organisation, 3SF va revoir les modes de fonctionnement de l’entreprise, mettre en place une démarche qualité aux normes ISO, une organisation simple flexible et transversale

 

4 mesures :

 

  • Faire évoluer la relation : regrouper les 6 centres d’appels à Croix, les salariés se verront proposés des mesures d’accompagnement de mobilité à Croix ou un emploi en CDI avec contrat de télétravail, cette mesure est rendu possible grâce à un projet de partenariat susceptible d’être signé avec Téléperformance, accompagnement des salariés ayant des projets personnels. Une solution professionnelle adaptée et un emploi seront proposés à l’ensemble des salariés concernés (soit 354 personnes)
  • Ouverture du courrier 112  personnes, se verront proposer un contrat de travail par le biais de partenaires qui seraient susceptibles de reprendre la totalité des salariés concernés, propos aux collaborateurs ayant 56 ans d’engagé un départ volontaire
  • Pour faire face à la diminution des volumes , la direction proposera aux salariés  de la logistique la possibilité de quitter l’entreprise pour les collaborateurs ayant 56 ans d’être accompagné d'être accompagné dans la cadre d'un départ anticipé à la retraite.
  • Suppression de 104 postes  au siége de 3SF (tous les services fonctionnels sont concernés), 47 possibilités de départ de salariés de + 56 dans l’ensemble des services centraux pour les services logés à Holden appel au volontariat, départ direct de volontaire, soit de substitution, aucun départ subit avant le 31 octobre

Ces mesures doivent être négociées avec les représentants du personnel.

 

674 suppressions de postes concernés, 630 solutions identifiées

Négociation avec les partenaires sociaux avant le 31 octobre 2009

 

Ce plan de relance par son importance et son enjeu méritait d’en parler avec le comité européen.

 

Y a-t-il des solutions groupe étudiées :

Nous travaillons les solutions proposées par le groupe notamment chez Cofidis ?

Tout ce que nous pourrons faire sera produit afin de favoriser tous les mouvements possibles dans le groupe.

 

Nous persévérons à ce jour sur l’ensemble des créneaux de distribution sur lesquels nous sommes présents à ce jour

 

SCR n’a pas connaissance de mesures prises sur la fermeture de magasins Excedence

 

Impacts sur le volume d’ouverture 4E ?

Nous avons une vision groupe du client 3S vend un réfrigérateur, Cofidis la solution de crédit

Malgré les produits mis en place par Cofidis, le client 3S est beaucoup moins appètent au crédit. Ceci est  un véritable problème pour nous.

 

Pas de mesure sur Blanche Porte envisagée par le Groupe

Ce qui est sur, c’est que nous n’avons pris aucune décision sur BP , la réflexion est en cours

 
Es-ce que le processus de vente de COFIDIS au crédit mutuel est suspendu du fait que Crédit Mutuel envisagerait de racheter aussi MONABANQ ?

Non le processus de finalisation de vente entre Cofidis Participations  et CM n’est pas suspendu, l’opération de closing n’est pas en remise en cause.

Les gens du CM sont interessé par Monabanq et doivent se prononcer sur la reprise économique ou non.

Deal annexe, mais les actionnaires du groupe ont la liberté de retenir ou non la proposition du Crédit Mutuel;

S Champetier précise : je ne sais pas si Monabanq intéresse BNP Paribas

Confirmez-vous que Monabanq soit mis en vente par le groupe ? La réponse de SCR est de nous dire non pas forcément.

Quelle stratégie pour le groupe 3SI, quelle utilisation du prix payé par CM produira-t-il ?

Quelle utilisation du prix de cession sera-t-elle produite par le groupe ?

 

SCR répond qu’à ce jour la priorité est de relancer l’activité FFM .


Demande des membres du bureau du comité de groupe d’organiser une réunion exceptionnelle du comité de groupe.

SCR répondra à cette demande au plus tard fin du mois.

 

J’ai demandé à SCR de confirmer ou non le départ de B Coqueval de la direction de COFIDIS

SCR répond à aujourd’hui non je ne confirme pas  le départ de B Coqueval de COFIDIS.

 

Est-il prévu d’externaliser l’informatique SI3SI ? SCR répond non, ce n’est pas envisagé.

 

Allez-vous imposer aux sociétés du groupe, de reclasser des salariés de 3SF ?

 

.J ‘ai mobilisé l’ensemble des DRH, je suis vigilant la dessus ( cf ce que j’ai mis en œuvre pour le reclassement des salariés de la Cité Numérique). Oui, j’ai imposé aux DRH des sociétés du groupe de regarder les possibilités de recrutement à proposer aux salariés de 3SF.

 

Ce qui conclue les informations que j'avais à vous donné sur cette réunion.
Je pense qu'il faut noter les efforts de la direction du groupe 3SI de ne pas prononcer de licenciement sec.
Mais il reste néanmoins la suppression de 674 postes de travail, j'imagine l'angoisse et le stress que vont vivre tous les salariés concernés.
Ma demande au titre de représentant du personnel Cofidis et délégué syndical SNB est que la direction de COFIDIS accepte d'accueillir un nombre conséquent de salariés de 3SF, comme nous l'avons déjà fait en 1989, et de permettre à ces salariés de bénéficier d'une formation suffisante et compléte afin de leur permettre d'ocuper un poste de travail dans l'entreprise.
Nous devons chacun à notre niveau oeuvrer pour permettre au plus grand nombre de salarié possible de pouvoir à être accueilli chez COFIDIS.
Il reste maintenant aux organisations syndicales de 3SF de négocier les moyens qui seront proposés et les solutions qui seront proposées aux salariés dont le poste de travail est supprimé.

 Je souhaite que chacun d'entre nous contribue au quotidien à favoriser l'accueil de salariés de 3SF plutot que de procéder à des recrutements externes !
Je souhaite à tous les salariés de 3SF touchés par les suppressions de poste de trouver une solution pérenne qui leur convienne le mieux, notamment de trouver un nouveau poste de travail.
Vous pouvez compter sur mon engagement et mes actions auprés de la direction de COFIDIS pour travailler dans ce sens.

 

 Syndicalement votre.

 Philippe Dugautier

 

 

 

 

 





Mercredi 11 février 2009 à 9:00


Informations pratiques sur la procédure de licenciement, convocation à l'entretien préalable, ...



Remise de la lettre dont l’objet est une convocation à un entretien préalable à une prise de sanstion ou à un licenciement :

 

Les points que vous devez vérifier sont :

1 Le courrier est-il bien au nom de l’employeur, l’auteur doit être celui qui figure sur votre bulletin de salaire

2 Vous pouvez refuser de signer une remise de convocation contre décharge, lors de la présentation du document vous pouvez refuser et demander que le courrier vous soit envoyé à votre domicile par lettre recommandé avec accusé de réception . Vous n’avez pas l’obligation de signer la remise contre décharge même si votre hiérarchique vous prétend le contraire.

3 Si vous acceptez de signer le remise de la convocation contre décharge, vérifier alors si le courrier n’est pas antidaté

4 le contenu de la lettre remise doit préciser que vous pouvez si vous le souhaitez vous faire accompagner d’un DP, Délégué Syndical ou tout salarié de votre choix.

5 Vous pouvez être convoqué en dehors de vos horaires de travail . La aussi, l’on pourra demander à l’employeur de reporter le rendez-vous mais celui-ci n’a pas l’obligation de répondre à votre demande.

6 Lire attentivement l’objet du courrier : si celui-ci précise ‘entretien préalable à une éventuelle prise de sanction’ alors la sanction ne peut pas être le licenciement .

Si l’objet le précise, alors l’employeur peut envisager de décider le licenciement.

7 La décision de l’employeur quant à une éventuelle prisé de sanction ou de la décision de vous licencier doit être prise au moins 48 h après votre entretien préalable . Si l’employeur ou son représentant venait à vous faire entendre pendant l’entretien préalable la santion prise à votre encontre alors la procédure serait nulle.

Précisions sur la procédure :

- Si vous êtes malade et donc ne pouvez pas assister à l’entretien répondant à votre convocation, il faut savoir que l’employeur n’a pas l’obligation de vous accorder un report de celui-ci. Dans ce cas, vous pouvez ou votre DP peut demander un report, soumis à l’acceptation de l’employeur

Cas du licenciement par consentement mutuel :

Il est maintenant autorisé de négocier un licenciement par consentement mutuel avec l’employeur contre versement d’une indemnité.

Si vous envisagez ce type d’action, il faut être très prudent , l’enjeu est que bien souvent l’employeur propose un montant équivalent à l’indemnité de licenciement qu’il devrait vous verser et défini par la Convention Collective.et ‘oublie’ d’y inclure le montant de vos congés payés acquis et très souvent le montant du préavis ( dans le cas ou l’employeur indiquerait ne pas vous obliger à produire le préavis)

Je vous conseille, dans ce type de procédure de vous faire accompagner d’un délégué Syndical SNB.

Il faut savoir que le licenciement par consentement mutuel est un moyen idéal pour sortir un salarié en lui ôtant toute protection .

Car le simple fait de sig ner l’accord suffit, il n’est pas nécessaire de mener d’entretien préalable, il faut veiller à ce que l’accord signé ne soit pas antidaté. En effet, dans ce type de procédure il faut savoir que le salarié dispose d’un délai de rétractation de 15 jours.

Bien souvent, l’employeur antidate le document afin de faire en sorte que le salarié ne bénéficie plus de son délai de rétractation.

Alors ne soyez pas trop pressé de signer ce que l’employeur vous propose, prenez le temps d’analyser le montant proposé et de comparer le montant qu’il aurait à vous verser dans le contexte d’un licenciement pour motif personnel.

Il faut savoir qu’une fois le document signé, il doit être établi en trois exemplaires : un destiné au salarié, un pour l’employeur et le troisième sera envoyé à l’inspecteur du travail pour homologation. Celui-ci doit normalement vérifier la conformité du montant proposé et vérifier qu’il correspond au moins à l’indemnité de licenciement telle que décrite par le code du travail.

Attention ici, à ne pas confondre l’indemnité légale de l’indemnité conventionnelle !

L’indemnité conventionnelle est en effet bien plus favorable pour le salariés que l’idemnité légale.

L’absence de réponse de l’inspecteur du travail dans un délai de 15 jours vaut pour acceptation de l’accord.

L’employeur vous enverra dés lors un courrier recommandé avec AR pour application.

Précautions à prendre :

Il faut savoir qu’il existe un seuil limité au maximum de deux années de salaire annuel exempté d’impôt sur le revenu dans la limite de 200 000 Euros.

Il faut aussi retenir que le montant perçu sera soumis à la CSG et à la CRDS soit un taux de prélèvements de l’ordre de 12 %.

Alors n’oubliez pas d’intégrer ces paramètres dans votre analyse du montant proposé par l’employeur.

N’oubliez pas non plus de tenir compte du délai de carence observé par les Assedic pour votre indemnisation dans le cas ou vous seriez demandeur d’emploi.

A savoir qu’il faut retenir un délai de carence de 7 jours, auxquels s’ajoutent l’intégration des Congés Payés et de 75 j ( de dernier indice sera défini en fonction du montant obtenu lors de la transaction.

Zoom sur le licenciement pour insuffisance professionnelle :

Vos objectifs doivent être écrits, précis, individuelles , réalisables, et réalistes.

Ils ne doivent pas être fixés en cours de période mais en début de période.

Si vous contestez le caractére réaliste ou réalisable et si votre hiérarchique vous contraint à signer le document relatif à la déclinaison de vos objectifs alors signez le !

Mais ensuite, envoyez un courrier recommandé  à l’employeur en précisant que vous contestez le caractére réaliste et réalisable des objectifs fixés tout en précisant les motifs qui permettent selon vous de le démontrer.

Dans ce cas consultez votre délégué Syndical SNB , pour vous accompagner dans cette démarche et vous apporter d’autres éléments déterminants à observer dans cette démarche.

Syndicalement votre.

Philippe Dugautier

 

Samedi 7 février 2009 à 11:15

 

 

Epargne Salariale : Notre premier objectif est d'obtenir la création
d’un fonds d’actionnariat salarié !!


Quelles sont les avancées sur le sujet ?

Le discours de notre direction est de nous répondre que le Crédit Mutuel s'y oppose !
Ce sont les clients qui détiennent des parts sociales du Crédit Mutuel et les salariés ne possèdent pas d'actions.
J'étais ce jour au siège du groupe Crédit Mutuel, pour apprendre que les salariés de cette banque n'auraient pas de participation pour l'année 2008. Les raisons : la faillite de Lehman Brothers : le Crédit Mutuel y perdrait prés de 400 Millions d'Euros !!!

Alors je me pose une question : Après nous avoir fait subir une dépréciation de 5,6 % de la valeur de Valsuis et avoir orienté le conseil de surveillance VALSUIS pour céder les 5 % de COFIDIS PARTICIPATIONS, allons nous perdre notre participation ?
La question que je me pose ici est de savoir à qui profite cette opération : pas aux salariés de COFIDIS ni de 3 Suisses France, mais bien aux actionnaires de 3  Suisses International !!

Le Crédit Mutuel envisage à priori de créer un conseil de surveillance avec directoire, l'étape suivante sera-t-elle de nous intégrer aux comptes du Crédit Mutuel, et par des montages subtils nous supprimer la participation aux résultats ?

Les salariés ont besoin d’avoir de la visibilité sur le sujet.
Pourrons-nous continuer à verser sur VALSUIS ? Quel intéret y aurions-nous ?

Je pense que nous devons continuer à être associé à la redistribution des dividendes produits par les salariés de COFIDIS.
La régle du tiers semble même à priori être partagée par N Sarkhozy ( confére son intervention de ce soir )!!
Qu'est ce que la régle du tiers, eh bien c'est de permettre aux salariés de pouvoir bénéficier de la redistribution du tiers des bénéfices produits;
Nous sommes bien loin du compte !

Si l'entreprise souhaite garder la motivation des salariés à un trés haut niveau, elle doit leur accorder la juste rétribution des efforts produits !

Lors de la présentation du projet de cession de COFIDIS PARTICIPATION par le Crédit Mutuel, notre direction et la direction du groupe 3SI nous ont dit que le Crédit Mutuel, notre sauveur allait produire l'intégralité de notre refinancement et ainsi nous sortir de l'ornière dans laquelle nous nous trouvions.

Or, depuis il a été réalisé une première opération de titrisation de l'ordre d'un Milliards d'euros. Il semble étonnant que malgré les messages rassurants de notre direction, il apparaît que même le Crédit Mutuel ne peut pas nous apporter l'ensemble des besoins de refinancement nécessaires à notre fonctionnement. De surcoît, nous nous préparons à une deuxième opération de titrisation !

La crisé financière a démontré les limites du modéle financier sur lequel COFIDIS s'était engouffré. Notre politique de refinancement ne reposait en effet que sur des instruments financiers à court terme ( de 3 à 6 mois en majorité) alors que les engagements de nos clients sont produits sur 3 ans et demi en moyenne. Pourquoi cette politique ? Simplement, pour développer une rentabilité maximum.
Cofidis a préféré prendre ce risque et se mettre en difficulté, à la portée d'un prédateur plutôt que de construire une politique de refinancement sécurisante et permettant de garantir la perennité de l'entreprise.
Cofidis respectait la volonté de nos actionnaires de faire en sorte que la profitabilité soit la plus élevée possible.

Je pense que les salariés ont le droit de faire entendre leur voix, d'exiger d'obtenir une juste reconnaissance du travail réalisé et pour ce faire notre direction doit répondre à notre demande de créer un fonds d'actionnariat salarié !

Certains me font entendre que je me suis un peu radicalisé, au dela du conflit qui m'oppose à C Jutard, je continuerai de produire des actions pour faire en sorte que les interets de tous les salariés soient défendus bec et ongles ! Quel que soit les moyens que notre DRH emploiera à mon encontre .

Merci d'avoir lu cet artcile jusqu'au bout, je vous tiendrai informé.
Vous pouvez comptez sur mon engagement

Parce qu'un homme ou une femme avertit en vaut deux.
Syndicalement votre

Philippe Dugautier



 
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